L’excitation commence dès l’instant où elle s’inscrit au cours de ski. Fin 2025, Noemi Studer passera sa première journée d’uniski à Sörenberg, où elle profitera de quelques heures qui sont pour elle bien plus qu’un simple passe-temps sportif.
Des questions avant la journée de ski
Alors que le 29 décembre 2025 à Sörenberg approche, elle ressent une légère appréhension. Le siège sera-t-il adapté? Que lui reste-t-il de ce qu’elle a appris les hivers précédents? Combien de temps lui faudra-t-il pour retrouver son rythme? Et surtout: comment son corps réagira-t-il à l’effort
Noemi est vite fixée. L’essai du siège est bouclé en quelques minutes et la coque idéale est trouvée. Richard Studer, collaborateur de l’ASP et co-coordinateur des cours d’uniski et de dualski à Sörenberg, s’occupe ce jour-là, en tant que moniteur de ski, de son homonyme, avec laquelle il n’a aucun lien de parenté.
Les journées de ski sont un rendez-vous immuable, quelle que soit la météo. Elle souhaite améliorer ses aptitudes en uniski afin de pouvoir un jour se débrouiller sans aide extérieure et partir à la montagne avec ses camarades. «Je voudrais avoir le niveau pour pouvoir aussi skier en dehors des cours», dit-elle. Et la jeune sportive, qui fait preuve de la discipline et de la volonté nécessaires, y consacre beaucoup de temps.
Pour elle, le ski ne doit jamais être une contrainte mais un plaisir. En même temps, elle ambitionne de perfectionner sa technique et d’apprendre à négocier correctement les virages. Outre l’élégance, elle aspire à skier à bonne allure sans jamais perdre le contrôle. Et pour cela, une qualité lui est particulièrement utile: l’intrépidité. «Dès que j’ai peur, cela augmente le risque de chute.»
Sörenberg est le domaine de prédilection de Noemi. Ici, elle ne fait pas figure d’extra-terrestre, car beaucoup de personnes pratiquent aussi l’uniski; ici, elle dispose d’un matériel de grande qualité et parfaitement entretenu; et ici, elle trouve une équipe d’instructeurs à l’écoute de ses besoins. Richard lui donne régulièrement des conseils, l’encourage à négocier les virages de manière encore plus dynamique et se réjouit de ses progrès. «Elle maîtrise les pistes bleues et rouges basiques sans mon aide», dit-il.
Sa grande soif d’apprendre se reflète aussi dans l’étude des vidéos. Le moniteur de ski filme quelques descentes qu’ils analysent ensuite ensemble. Elle apprécie les remarques sur les détails et s’efforce d’y apporter des corrections dès la descente suivante. Cela peut concerner l’usage de deux béquilles-ski (Stabilos), la position assise ou l’utilisation des carres. «Je tiens à éliminer mes défauts», explique-t-elle avec un clin d’œil.
Un vrai moulin à paroles
«Noemi est une jeune fille sympa qui s’investit beaucoup pour devenir une meilleure skieuse», déclare Richard. «Travailler avec elle est extrêmement simple et agréable.» En plus, «on ne s’ennuie jamais. Noemi est très communicative et a toujours pleins de choses à raconter sur le téléski, que ce soit son dernier examen de français ou sa récente leçon d’équitation.»
Les cours à l’ASP lui donnent envie d’en faire plus. Elle peut désormais partir en vacances au ski avec sa famille, son père Christoph assumant alors le rôle d’accompagnant. Il a d’ailleurs suivi un cours spécial pour cela. Elle souhaite parcourir le plus de kilomètres possible cet hiver et, comme elle le dit elle-même, «mettre les gaz». On dirait presque entendre une athlète. Envisage-t-elle un jour de participer à des compétitions? «Jusqu’ici, je n’y pensais pas», répond Noemi. «Mais disons que je n’exclus plus aussi catégoriquement cette possibilité.»
(Peter Birrer, Paracontact 1/26)