Tir à l'arc
Les successeurs de Robin des Bois ne combattent plus que pour les médailles!
Pendant la préhistoire déjà, on visait une cible et on tirait à l'aide d'une flèche et d'un arc. C'est ce qu'attestent d'innombrables peintures rupestres. Des siècles après, le légendaire héros national anglais, Robin des Bois, est devenu une figure emblématique. Son habileté en tant qu'archer lui a permis de faire d'une pierre deux coups: gagner le tournoi et de surcroît la main de la fille du roi. Ses successeurs sportifs ne combattent «plus» que pour l'honneur, le plaisir, les médailles et les décorations.
Les livres d'histoire nous apprennent que vers l'époque de Robin des Bois, «la compagnie des archers» de St-Gall s'entraînait dans le «Stadtgraben» (fossé de la ville). À la fin du XIVe, l'arc et l'arbalète étaient les armes les plus utilisées dans les premières compagnies de tir de la Confédération. C'est en 1378, à Soleure, que des tireurs à l'arc et à l'arbalète ont disputé le tout premier concours de tir.
C'est pour la première fois en 1900 que le tir à l'arc fut intégré aux disciplines olympiques. Après 1929, ce sport a été retiré du programme et il a fallu attendre 1929 pour qu'il y soit réintroduit.
Il y a plus de 50 ans, quelques personnes en fauteuil roulant se sont rassemblées en Angleterre pour tirer à l'arc. Au début, cela était plutôt considéré comme une thérapie. Le premier tournoi international a eu lieu en 1948 à l'occasion des «International Stoke Mandeville Games» (jeux sportifs en fauteuil roulant). En Suisse, c'est vers 1955 que les premiers tireurs en fauteuil roulant ont effectué des tournois.
Exigences
Le tir à l'arc est un sport complet et exigeant pour le corps et pour l'esprit. Il exige une grande concentration, une bonne condition physique, une forte maîtrise de son propre corps, une bonne technique de tir et de respiration, de même que beaucoup de calme et de patience. Pour atteindre un niveau de pointe, il est indispensable de beaucoup entraîner sa technique, ainsi que sa condition physique et mentale. Néanmoins, avec les moyens auxiliaires voulus, le tir à l'arc reste possible pour tous les handicapés.






